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Les plantes de l'hiver : ce qu'en dit la tradition, ce qu'en sait la science

13 novembre 2024 par
Olivier Van Bunderen


Une tasse qui fume, quelques brins de thym, un clou de girofle : chaque hiver, les mêmes plantes reviennent sur la table. On leur a prêté presque tous les pouvoirs, et d'abord celui de nous garder des rhumes. D'où viennent ces promesses, et que reste-t-il quand on les regarde de près ?

« Qui a de la sauge dans son jardin n'a pas besoin de médecin. »

Dicton dit provençal

L'essentiel à retenir

  • Ces plantes renforcent-elles l'immunité ? Aucune monographie de l'Agence européenne des médicaments, la référence réglementaire en Europe, ne leur reconnaît cet usage. Ce qui y est reconnu est plus modeste : la toux grasse d'un rhume pour le thym, la gorge pour la sauge, le mal des transports et quelques troubles légers pour le gingembre, dont les symptômes du rhume. Soulager un symptôme n'est pas renforcer ses défenses.
  • D'où vient leur réputation ? D'une école de médecine médiévale, de Shakespeare, des haies britanniques de la Seconde Guerre mondiale, et d'un petit traité qu'on dit venu du Hainaut.
  • Faut-il s'en méfier ? Elles demandent quelques égards : la sauge pendant la grossesse, le miel avant un an, les traitements en cours. Pour le reste, le goût suffit.
tasse de tisane fumante entourée de thym, de sauge, de romarin et de rondelles de gingembre sur une table en bois en hiver

Avant la première gorgée

Thym, sauge, romarin, gingembre : l'odeur arrive bien avant le goût. Elle monte avec la vapeur et occupe la pièce.


Le jardin qui ne dort pas

En janvier, le jardin a l'air mort. La terre sonne dur sous la semelle, les tiges des vivaces sont noires, le givre a blanchi jusqu'aux piquets de la clôture. Au bord de l'allée, pourtant, trois touffes tiennent bon : le thym, la sauge, le romarin. Leurs feuilles n'ont pas lâché.

Cueillez-en un brin. Il est raide de froid, presque cassant. Dans la paume, il tiédit, et l'odeur monte d'un coup, résineuse et poivrée, comme si la plante avait gardé l'été sous clé. Quelques minutes plus tard, l'eau frémit et la cuisine sent le jardin.

C'est un geste très ancien.

Il n'a jamais voyagé seul.

Pendant des siècles, l'hiver a été une saison de manque : peu de fruits frais, des jours courts, des maisons froides. Les plantes séchées à l'automne, les épices de garde et le miel faisaient la réserve de la maison. Les livres les ont suivies de près. En 1554 déjà, un médecin de Malines, Rembert Dodoens, décrivait le thym, la sauge, le romarin et l'ortie dans son grand livre des plantes, le Cruydeboeck, imprimé à Anvers. Avec les plantes, on transmettait ce qu'on croyait d'elles.

herbier ancien ouvert avec des plantes séchées et des bocaux d'herbes

Des plantes et des pages

Les usages des plantes ont voyagé dans les herbiers, entre deux feuilles séchées, autant que dans les jardins. Le grand livre de Dodoens, paru en flamand à Anvers, a été traduit en français dès 1557 par Charles de l'Écluse, dit Clusius, sous le titre Histoire des plantes.


Aujourd'hui, on leur demande surtout une chose : renforcer l'immunité. D'où vient cette promesse ? Il faut la remonter plante par plante, et regarder ce qu'il en reste. Rassurez-vous, la tasse en sort entière.

Pour faire le tri, il existe une référence réglementaire : l'Agence européenne des médicaments (EMA), dont le comité des médicaments à base de plantes, le HMPC, examine les plantes et publie pour chacune une monographie, sorte de fiche d'identité officielle. Il distingue deux statuts. L'usage « bien établi » repose sur des études. L'usage « traditionnel » est admis parce qu'il est ancien et plausible, sans preuve formelle d'efficacité. Cette voix n'est pas la seule : l'herboristerie s'appuie aussi sur la botanique, les constituants des plantes, leurs préparations et les usages transmis, avec des niveaux de preuve différents, et l'absence d'indication reconnue ne veut pas dire absence d'activité. Mais aux plantes de cet article, aucune monographie ne reconnaît d'usage pour l'immunité.

Pas une seule.

La promesse d'hiver vient donc d'ailleurs : des livres, des dictons et des haies.

Thym et sauge : la promesse qui se dément

Commençons par la fumée. Le nom grec du thym, thymon, serait parent du verbe thyein, « faire fumer », « offrir en sacrifice » : c'est une hypothèse, que les étymologistes donnent avec prudence. Pline l'Ancien, naturaliste romain du Iᵉʳ siècle, aurait noté que le thym brûlé fait fuir les bêtes venimeuses. La tradition moderne y a ajouté les mauvais esprits chassés du foyer. Nous ne connaissons pas de source antique à cet ajout : pour l'Antiquité, c'est une légende. Elle dit au moins ceci : on a longtemps voulu que l'odeur du thym garde la maison.

La sauge, elle, a eu droit à un vers. Au Moyen Âge, l'École de Salerne, une école de médecine du sud de l'Italie, a laissé un long poème latin de conseils pour bien vivre, le Regimen sanitatis salernitanum. On le date prudemment des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles, et il a circulé dans toute l'Europe, recopié puis imprimé. On y lit : « Cur moriatur homo cui salvia crescit in horto ? », « Pourquoi l'homme mourrait-il, quand la sauge pousse dans son jardin ? »

Le nom de la plante plaide déjà pour elle : salvia vient du latin salvus, « sain et sauf ». La sauge serait la plante qui sauve.

Lisez pourtant le vers suivant : « Contra vim mortis non est medicamen in hortis », « Contre la force de la mort, il n'est pas de remède dans les jardins. »

Le poème avait posé la question.

Il y répondait lui-même, une ligne plus bas.

Le second vers s'est perdu en route ; le premier a fait souche. On l'entend encore dans un dicton qu'on dit provençal : « Qui a de la sauge dans son jardin n'a pas besoin de médecin. » Le dicton ressemble plutôt au vers de Salerne, auquel on aurait coupé la réponse.

⁂

Et la référence réglementaire d'aujourd'hui, que dit-elle ? Pour le thym, l'EMA décrit un usage traditionnel comme expectorant, quand une toux grasse accompagne un rhume. Son odeur, elle, tient surtout au thymol et au carvacrol, deux molécules de son huile essentielle. Pour la feuille de sauge, l'EMA décrit plusieurs usages traditionnels : en gargarisme pour les petites inflammations de la bouche et de la gorge, pour les troubles digestifs légers, et contre la transpiration excessive. Rien sur l'immunité, rien sur la mort tenue à distance.

Salerne n'en aurait pas été surprise.

D'où viennent ces récits ?

Ces récits se recopient de page en page. Voici ce qu'on sait de leur provenance.

  • Le thym tirerait son nom de thymos, « courage » : un rapprochement qu'on lit aujourd'hui, et dont nous ne connaissons pas de source ancienne.
  • On raconte que des dames brodaient, pour leurs chevaliers, une abeille posée sur un brin de thym : une belle image, dont nous ignorons l'origine.

Le romarin, l'herbe des noces et des tombes

Dans Hamlet, la pièce de Shakespeare, la jeune Ophélie a perdu la raison : son père vient d'être tué par Hamlet, l'homme qu'elle aime. Elle paraît à la cour et distribue des fleurs, une à une. La première est un brin de romarin : « Voici du romarin, c'est pour le souvenir. De grâce, amour, souvenez-vous. »

« Une mère envoie à sa fille, partie de l'autre côté de la mer, quelques pages sur une plante. »

Le public de Shakespeare connaissait ce langage. On posait le romarin dans les bouquets de mariage comme sur les cercueils. Dans Roméo et Juliette, le romarin préparé pour les noces de Juliette finit sur son corps, qu'on croit sans vie. Quelques décennies plus tard, en 1648, le poète Robert Herrick s'adressait à la branche elle-même : qu'elle pousse pour ses noces ou pour sa mise en terre, peu lui importait.

Une herbe pour se souvenir.

Des deux côtés de la vie.

L'une de ses plus jolies histoires passe par le Hainaut, ce comté qui a donné son nom à notre province. Au XIVᵉ siècle, un frère dominicain anglais, Henry Daniel, recopie un traité consacré au romarin. Il raconte que ce traité vient d'une comtesse de Hainaut, Jeanne de Valois, qui l'aurait envoyé à sa fille Philippa, devenue reine d'Angleterre en épousant Édouard III en 1328. Une mère envoie à sa fille, partie de l'autre côté de la mer, quelques pages sur une plante. Rien ne prouve que l'envoi ait eu lieu tel qu'on le décrit. Quant à l'idée, venue plus tard, que Philippa aurait apporté le romarin en Angleterre, elle relève de la légende.

Ce même traité, repris en 1525 dans un herbier anglais imprimé par Richard Banckes, conseillait de glisser des feuilles de romarin sous la tête du lit pour être délivré des mauvais rêves. On le lisait au XVIᵉ siècle.

⁂

L'EMA, elle, ne parle ni de rêves ni de souvenir. Elle reconnaît au romarin deux usages traditionnels, nettement plus terre à terre : les troubles digestifs légers par voie orale et, en bain, les petites douleurs des muscles et des articulations. Rien d'antiviral, quoi qu'en promettent bien des pages en ligne.

Pour la mémoire, il faudra se contenter d'Ophélie.

Ce n'est pas rien.

Les deux plantes suivantes n'ont ni vers latin ni réplique de théâtre. Elles ont une haie, et une guerre.

L'ortie et le cynorrhodon, les plantes de la disette

Royaume-Uni, Seconde Guerre mondiale. Les navires marchands sont traqués en mer, et la place dans les cales va au plus urgent : les oranges n'arrivent presque plus. Le ministère de la Santé cherche de quoi donner de la vitamine C aux tout-petits. Il la trouve au bord des chemins, dans le fruit rouge de l'églantier, le cynorrhodon, dont le nom grec veut dire « rose de chien ».

baies rouges d'églantier couvertes de givre sur la branche

Rouge sur bois nu

Quand l'églantier a perdu ses feuilles, ses fruits restent accrochés à la branche, parfois en plein gel. En français populaire, on appelle aussi ce fruit gratte-cul, et les enfants savent pourquoi.


On envoie les écoliers, les scouts, les femmes des Women's Institutes, ces associations de villageoises très actives dans les campagnes anglaises. Ils sont payés quelques pence la livre, et les fruits partent chez des fabricants qui en tirent un sirop pour les nourrissons. On peut se figurer les paniers au bras et les manches accrochées aux épines. Sous sa peau rouge, le fruit cache une bourre de poils que bien des enfants connaissaient : le poil à gratter des cours de récréation. Pour une fois, le poil à gratter travaillait pour l'État.

Le cynorrhodon contient beaucoup de cette vitamine à l'état frais, mais sa teneur varie selon l'espèce de rosier, la conservation et la préparation ; la chaleur et le séchage en détruisent une partie. Avant de le consommer, il faut retirer ou filtrer ces poils irritants qui entourent les graines. Aucune monographie de l'EMA ne le concerne. C'est un fruit, et c'est comme fruit qu'on l'a cueilli.

Faute d'oranges, on allait chercher la vitamine C dans les haies.

⁂

L'ortie partageait la même haie, et une réputation bien pire. On la fuit au jardin, on l'arrache en jurant, et on la retrouve dans la soupe. Dans sa Britannia, l'historien anglais William Camden rapportait que des orties poussant près de Romney, dans le Kent, avaient été semées par les soldats de César, qui s'en seraient frottés pour supporter le froid de l'île de Bretagne, l'actuelle Grande-Bretagne. C'est une légende, mais une légende vieille de plus de quatre siècles : son ancienneté, elle, est un fait d'histoire.

Ses jeunes feuilles ont garni nombre de tables d'Europe. Pendant la Grande Guerre, l'Allemagne en aurait même tiré une fibre pour remplacer le coton. Côté tasse, l'EMA décrit pour la feuille d'ortie deux usages traditionnels : augmenter le volume d'urine pour aider à rincer les voies urinaires en cas de troubles mineurs, et soulager de petites douleurs articulaires.

La mal-aimée a nourri les saisons maigres.

On continue pourtant de l'arracher.

Girofle et gingembre : le monde dans une tasse

Pendant des siècles, le clou de girofle n'a poussé que sur quelques îles des Moluques, dans l'actuelle Indonésie, et les marchands néerlandais en tenaient le commerce d'une main de fer. Vers 1770, un intendant français, Pierre Poivre (le nom ne s'invente pas), fait passer des plants de giroflier jusqu'à l'île de France, l'actuelle île Maurice. Le monopole se fissure. Le clou qui parfume votre tasse a fait, avant vous, la moitié du tour du monde, sur un chemin que raconte la longue route des épices vers l'Europe.

racine de gingembre, clous de girofle, citron et miel sur une planche en bois

Un bouton, un rhizome

Le clou de girofle est un bouton de fleur cueilli avant d'éclore, puis séché : d'où sa forme de petit clou. Le gingembre, lui, n'est pas une racine mais un rhizome, une tige qui court sous la terre.


On raconte aussi qu'à la cour des Han, en Chine, il y a quelque deux mille ans, les courtisans gardaient un clou en bouche pour parler à l'empereur l'haleine parfumée. L'histoire court partout ; nous ne lui connaissons pas de source sûre.

À l'atelier, le girofle se reconnaît avant qu'on ouvre le bocal. C'est l'épice qui gagne toutes les batailles d'odeur : quelques clous suffisent à occuper une pièce, et un de trop prend toute la place.

⁂

L'odeur du girofle a un nom : l'eugénol, la molécule principale de son huile. Les dentistes la connaissent bien : mêlée à de l'oxyde de zinc, elle sert depuis longtemps dans leurs pâtes et leurs pansements provisoires. La tasse, elle, n'est pas le cabinet du dentiste, et le clou n'y apporte que son parfum.

« Le clou qui parfume votre tasse a fait, avant vous, la moitié du tour du monde. »

Le gingembre est le premier de la classe, et le seul de cet article à avoir un usage « bien établi », appuyé sur des études : dans sa monographie révisée en 2025, l'EMA retient la poudre de son rhizome séché pour prévenir les nausées et les vomissements du mal des transports. Elle lui reconnaît aussi des usages traditionnels : le mal des transports encore, les troubles digestifs légers comme les ballonnements, une perte d'appétit passagère, les petites douleurs articulaires et les symptômes du rhume. Soulager les symptômes d'un rhume, pourtant, n'est ni renforcer l'immunité ni prévenir une infection. En hiver, il chauffe surtout le palais, et c'est déjà beaucoup.

Le miel accompagne toutes ces tasses sans avoir besoin de monographie : c'est un aliment. Il arrondit l'amertume du thym et adoucit le piquant du gingembre. Versez-le quand l'eau a un peu tiédi, car une chaleur trop forte en écrase le goût.

Un clou venu des Moluques, un rhizome venu d'Asie.

Sur la même planche de cuisine.

La part du goût

Retournez au jardin gelé du début. Le thym, la sauge et le romarin y sont toujours, les feuilles grises de givre, sans avoir rien promis à personne. La science ne conteste pas le plaisir que donnent ces plantes.

On n'a pas besoin de leur prêter des pouvoirs pour qu'elles vaillent la tasse.

thym et sauge dans un jardin d'hiver saupoudré de givre

Des feuilles en janvier

Le thym et la sauge sont des sous-arbrisseaux : leur tige devient bois, et ils gardent leurs feuilles tout l'hiver. On peut encore les cueillir quand le reste du jardin dort.


À l'atelier, à Fleurus, nous passons nos journées avec des plantes et des épices. Nous ne leur demandons pas de miracles, seulement ce qu'elles savent faire : parler au nez avant la langue et rappeler une saison. Une tasse qu'on tend à quelqu'un qui rentre du froid, une théière posée au milieu de la table un dimanche de drache : boire relie aussi quand on boit chaud.

Un traité du romarin serait parti un jour du Hainaut vers l'Angleterre. Si, dans votre famille, l'une de ces plantes porte un nom wallon, ou s'accompagne d'un dicton qu'on ne trouve dans aucun livre, écrivez-nous : nous aimerions l'entendre.

Ce soir, sortez au jardin, ou ouvrez la fenêtre sur la jardinière. Cueillez trois brins de thym, de sauge ou de romarin. Une infusion légère, savourée de temps en temps, n'appelle pas les mêmes précautions qu'une préparation prise chaque jour : l'espèce, la partie utilisée, la quantité et la préparation comptent autant que le nom populaire. Sentez les brins tiédir dans votre main. Mettez l'eau sur le feu et attendez qu'elle frémisse.

Puis prenez la tasse à deux mains, sans rien lui demander.

Sources principales

Les usages « reconnus » cités ici le sont au sens réglementaire : ce sont ceux des monographies de l'Agence européenne des médicaments ; les usages anciens sont rapportés tels que les sources les donnent. Pour l'usage traditionnel, la directive 2004/24/CE exige au moins trente ans d'usage, dont quinze dans l'Union. Le Regimen sanitatis salernitanum n'a ni auteur unique ni date sûre, et son texte varie selon les manuscrits. L'épisode de Jeanne de Valois et de Philippa de Hainaut repose sur une seule tradition manuscrite du XIVᵉ siècle. L'année exacte de la cueillette britannique diffère selon les sources, entre initiatives locales et programme national. Les illustrations de cet article sont des images d'évocation.

Les sources :

  • Noms botaniques acceptés selon Plants of the World Online (Royal Botanic Gardens, Kew) : thym, Thymus vulgaris L. ; sauge, Salvia officinalis L. ; romarin, Salvia rosmarinus Spenn. (anciennement Rosmarinus officinalis L.) ; grande ortie, Urtica dioica L. ; églantier, Rosa canina L. ; giroflier, Syzygium aromaticum (L.) Merr. & L.M.Perry ; gingembre, Zingiber officinale Roscoe.
  • Agence européenne des médicaments (EMA), comité HMPC : monographies de l'Union sur le thym, la feuille de sauge, la feuille de romarin, la feuille d'ortie et le rhizome de gingembre (Zingiberis rhizoma, révision 1 adoptée le 7 mai 2025) ; déclaration publique sur les préparations contenant de la thuyone.
  • Directive 2004/24/CE sur les médicaments traditionnels à base de plantes (EUR-Lex), pour la définition de l'usage traditionnel.
  • Regimen sanitatis salernitanum, dans Salvatore De Renzi, Collectio Salernitana (XIXᵉ siècle) ; notre traduction.
  • William Shakespeare, Hamlet, acte IV, scène 5, et Roméo et Juliette, acte IV, scène 5 ; nos traductions.
  • Robert Herrick, Hesperides (1648), « The Rosemarie branch ».
  • Eleanour Sinclair Rohde, The Old English Herbals (1922), pour le traité du romarin et l'herbier de Richard Banckes (1525).
  • Rembert Dodoens, Cruydeboeck (Anvers, 1554) ; trad. Charles de l'Écluse, Histoire des plantes (1557).
  • William Camden, Britannia (1586 et éditions suivantes), pour la légende des orties de Romney.
  • Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre XXI.
  • Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque ; Trésor de la langue française informatisé (articles « sauge », « cynorrhodon », « gratte-cul »).
  • ONE (Office de la Naissance et de l'Enfance), recommandations sur l'alimentation du nourrisson.


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